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Bidochon, NTIC, sociotechnique et techno-social
 L'AARHSE participe aux deuxièmes Journées internationales de sociologie de l'énergie (JISE) qui se tiennent à l’université François-Rabelais de Tours.

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La grille d’analyse des rationalités d’usage des NTIC peut-elle s’appliquer aux nouveaux usages de l’énergie ?, interroge Philippe Mallein, Sociologue, spécialiste de l’innovation par les usages. Pour cela, il expose quatre niveaux d’analyse pour deux rationalités d’usage.
Confrontation aux techniques :
- Idéalisation
- Banalisation
Pratiques d’information et de communication
-substitution (remplacement de pratiques existantes)
Hybridation (complète ces pratiques)

Identité sociale de l’usager
- Identité passive (identité sociale figée)
- Identité active (l’usager NTIC peut agir ou jouer sur son identité)

Evolution de la société
- Révolution sociale
- Evolution sociale

Pour le producteur, deux logiques sont possibles :
- Persuasion (recrutement rapide mais avec risques de démobilisation)
- Négociations entre impératifs techniques et d’usage (plus durable)

Il estime que ces analyses peuvent se retrouver dans la logique d’appropriation des énergies et produits connexes innovants. Le CEA lui expose l’exemple de la voiture électrique. Pour un véhicule électrique à hydrogène, l’approche en mode cohérence sociotechnique en fait une « voiture électrique avec de l’autonomie et du chauffage l’hiver. » S’y ajoute la performance « techno-sociale », avec la taille des prises, le nombre d’éoliennes… La norme favorise le « techno-social » : ce n’est pas l’usager qui décide. Le seul critère est de pouvoir brancher sa prise en France ou en Allemagne.

Mais l’énergie ne vend pas du rêve… Il y a dans l’énergie « un imaginaire du devoir à l’usage. L’usager doit être à la hauteur de cette performance. » Or, pouvoir « jouer sur les ambivalences dans l’usage est un facteur majeur dans l’appropriation. »

Quel peut être le rôle du sociologue dans l’accompagnement ? Prendre en charge le travail sociotechnique en laissant aux grands pontes de l’énergie les choix « techno-sociaux. » Et de conclure avec… les Bidochon confrontées aux ampoules « basse consommation » (ici ou ici par exemple), opposition hilarante entre cohérence sociotechnique et performance techno-sociale.


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